Question :

 

Votre éminence sait sûrement que les gens utilisent actuellement des actions dans des biens immobiliers.

 

Certains achètent des actions bloquées dont la valeur augmente ou diminue.

 

Ces actions peuvent rester bloquées ainsi longtemps, parfois quatre ou cinq ans, peut-être plus et peut-être moins.

 

Le propriétaire de ces actions, quand il veut les vendre, offre son bien immobilier aux enchères ; il se peut qu’il obtienne le prix pour lequel il l’a acheté, ou moins que cela.

 

Il peut se passer de nombreuses années de cette façon. Parfois, la personne a investi dans des terres en attendant que le prix de marché monte.

 

Ma question est la suivante : l’individu doit-il verser chaque année la zakat sur les actions relatives aux biens immobiliers qu’il n’a pas encore vendus ?

 

Parfois, la valeur de ces biens reste longtemps constante, et parfois elle est inférieure à la valeur de base dans le marché.

 

Les terres qui sont achetées pour en faire commerce sont-elles aussi concernées par la zakat  annuelle, comme les marchandises destinées à la vente (‘Urûdh Tijâriyya) ?

 

Ou bien la zakat   ne doit être versée qu’après leur vente, ainsi que le disent certains savants ?

 

Il faut mentionner que la valeur de ces biens reste constante des années durant sans connaître d’augmentation.

 

Dans le cas où ils seraient concernés par la zakat , doit-on la verser annuellement ou une seule fois seulement ?

 

Si la personne les vend, la zakat   versée doit-elle être celle d’une seule année ou doit-on verser aussi celles des années précédentes ?

 

Signalons que la personne peut avoir une importante somme d’argent immobilisée par ces actions et ces biens immobiliers ; au moment de verser la zakat, elle emprunte pour cela de l’argent ou vend une partie de ses biens. Le but de cette précision est de montrer qu’elle n’a pas de liquidités disponibles, car dès qu’elle en a un peu, elle achète des biens.

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Les actions dont vous parlez font partie des marchandises destinées à la vente (‘Urûdh Tijâriyya) ; il faut donc verser la zakat les concernant en évaluant chaque année la valeur [du marché] de ces biens, sans considérer leur valeur d’achat.

 

Si la personne possède à ce moment-là des liquidités, elle verse la zakat ; sinon, elle verse la zakat des années passées au moment de la vente des biens quand elle reçoit l’argent.

 

Il en est de même pour les biens immobiliers autres que les actions et qui sont destinés à la vente.

 

Fatâwâ az-Zakât p.61.